|
Les cités médiévales lorraines Janvier 2010
|
|
● Pont-à-Mousson
La ville de Pont-à-Mousson tire son nom d’un pont lancé au XIe siècle sur la Moselle en cet endroit, afin de relier le comté de Bar au château de Mousson, que les comtes venaient nouvellement d’acquérir. Conscient de l’enjeu stratégique de ce point situé au carrefour est-ouest de l’axe mosellan, le comte Thibault II de Bar favorise l’extension de la ville. Dès lors, la cité ne fit que croître en influence. Hélas, la guerre de Trente Ans et son cortège de destructions, peste et famines causeront d’irréparables dommages en Lorraine. La ville ne retrouvera la voie du développement qu’à partir de 1850, avec la découverte de minerai de fer à Marbache, l’arrivée du chemin de fer, la création des célèbres fonderies en 1866.
ABBAYE DES PREMONTRES 9, rue Saint-Martin 03 83 81 10 32 - www.abbaye-premontres. com Ouvert tous les jours de 10h à 18h. Tarifs : visite libre 5 €, tarif enfant/étudiant 3 €, gratuit pour les enfants de moins de 6 ans. Cet édifice construit en 1705 et classé Monument historique, est l’un des plus imposants de la région. L’abbaye et son église ont été fondées par les Prémontrés, ordre qui comprenait près de 1 300 monastères en Europe. L’ensemble servira d’hôpital pendant la Première Guerre mondiale. En grande partie détruit en septembre 1944, il est aujourd’hui superbement restauré et fait offi ce de centre culturel. A découvrir : le cloître et son jardin intérieur fermé de trois galeries, l’église abbatiale de style baroque, le chauffoir, la salle capitulaire, le réfectoire et trois escaliers monumentaux remarquables : le Petit rond, le Majestueux ovale et le Grand carré.
● Vic-sur-Seille
CHATEAU DES EVEQUES DE METZ. Le château des Evêques de Metz fut commencé vers 1200, puis renforcé aux XIVe et XVe siècles. Il formait un hexagone irrégulier dont il ne reste plus que le quart, tant les destructions se sont accumulées depuis 1815. On peut voir encore toutefois les restes du châtelet : porte fortifiée avec galerie de mâchicoulis entre deux tours percées pour les archers, le puissant front nord-ouest, avec deux grosses tours, de hautes courtines, des vestiges de douves.
CLAUDE GAUTHIER 4, place du Palais 03 87 01 11 55. Ouvert sur rendez-vous. Ce producteur qui a obtenu la médaille de bronze au concours Général de Paris en 2000 propose une visite de ses caves et une dégustation de ses vins.
● Baccarat
Son nom dérive du germanique bach, signifiant « ruisseau, cours d’eau ». En 1764, un certain Antoine Renaut, avocat à la cour et conseiller du roi, fonde en association avec Monseigneur de Montmorency-Laval, évêque de Metz, un château dans le style du temps, plutôt sobre, ainsi qu’une verrerie. Celle-ci commencera à produire du cristal en 1816 sous l’impulsion d’un ancien maître verrier de Saint-Louis en Moselle. La verrerie de Baccarat sera définitivement changée en 1871 par son nouveau propriétaire. Aujourd’hui, le château abrite le musée du Cristal. Le syndicat d’initiative de Baccarat, en partenariat avec l’ONF, a balisé trois itinéraires autour de la ville : le circuit des fontaines (2h), le circuit des remparts (1h30) et le circuit de la roche du Serpent (1h45). Ils se font tous au départ du syndicat d’initiative qui édite un plan avec des explications sur les curiosités à voir en balade.
● Lunéville
LE CHATEAU. Pendant la guerre de Trente Ans, le château et ses remparts seront entièrement détruits. Sur les ruines de l’ancien château fort, le duc Léopold fit bâtir en 1706 un splendide palais qui s’inspira de Versailles. Devenu la demeure de Stanislas Leszczynski, roi de Pologne et duc de Lorraine, le palais abritera une cour prestigieuse où Voltaire séjournera souvent. Du fait de l’incendie qui eut lieu en janvier 2003, l’intérieur du château et les musées ne sont plus accessibles. Des expositions temporaires sont organisées en été de juin à septembre. Mais le château ne devrait rouvrir que dans plusieurs années. Conseil général 03 83 76 04 75 pour tous renseignements.
LA VIEILLE VILLE. A partir de la cour d’honneur du château, vous gagnerez la vieille ville en passant sous les arches du pont Rouge qui doit son nom au grès rouge des Vosges dont il est fait. En remontant la rue, vous verrez la Maison du Marchand du XVIIIe bâtie dans ce même grès des Vosges, remarquable surtout par sa façade sculptée (classée aux Monuments historiques). Vous remontrez jusqu’à l’église Saint-Jacques-le-Majeur qui domine la ville de ses deux tours, surmontées de deux énormes statues. A ne pas manquer : la synagogue (classée aux Monuments historiques), dont la façade est ornée d’une guirlande de pampres de vigne. Elevée en 1785, c’est la première synagogue du duché de Lorraine.