● Vannes
PLACE SAINT-PIERRE. Quelques demeures anciennes accolées à la Cohue, face à la cathédrale, la Cohue désignant les vieilles halles en partie romanes, restes datant du XVIe siècle. Le rez-de-chaussée était occupé par les étals des marchands, des bouchers en majorité et le premier étage réservé aux cours de justice. Le Parlement y siégea quand il fut exilé à Vannes. Au siècle dernier, un théâtre occupait le premier étage qui abrite désormais le musée. Le n° 9 de la place fait partie des maisons les plus anciennes de la ville, reconnaissable à ses nombreuses petites fenêtres, témoignages de l’architecture civile du début du XVe siècle.
CATHEDRALE SAINT-PIERRE. Cet imposant ouvrage en granit dont les fondements remontent au XIIe siècle offre une diversité de styles qui témoigne des transformations jusqu’au XIXe siècle. La tour nord de la façade demeure en effet le seul vestige du XIIe siècle, la cathédrale ayant été en grande partie reconstruite à l’époque flamboyante comme l’atteste le portail de 1514 du croisillon nord de la rue des Chanoines. La façade néogothique, quant à elle, est de 1857. Dedans, la nef se présente comme un imposant vaisseau du XVe siècle bordé de chapelles dont celle du Saint Sacrement qui abrite les reliques de saint Vincent Ferrier.
PLACE VALENCIA ET RUE NOE. Sur cette petite place, on peut voir la maison dite de Saint-Vincent datée de 1574, puis à l’angle de la rue Noé, la belle demeure de « Vannes et sa femme » du nom de sa sculpture murale dans le granit polychrome, deux têtes joyeuses respirant le bon vivre, célébrités de la ville. En face, le beau manoir de Château-Gaillard à l’étroite façade bâtie au XVe siècle par Jean de Malestroit, abrite les riches collections archéologiques de la société polymathique.
LES REMPARTS. Depuis la porte Prison, derrière la cathédrale, jusqu’à la porte Saint-Vincent, six cents mètres de succession de tours et de bastions. C’est ici que se juxtaposent la muraille gallo-romaine, les portes fortifiées élevées du XIIIe au XVe siècle (porte Prison, porte Calmont, toutes deux dotées de pontslevis) mais aussi plusieurs tours abritant des casemates voûtées. La plus majestueuse est sans doute la tour du Connétable du XVe siècle où logeait le chef des armées ducales. On appréciera également devant la porte Poterne les vieux lavoirs bordant la Marle.
● La Trinité-sur-Mer
La vue depuis le pont offre une belle vue d’ensemble du port et de la baie de ce port qui a longtemps été celui de Carnac, avant d’acquérir son autonomie en 1864. Quelques années plus tard, les pêcheurs trinitains fondèrent la Société des régates qui développa des compétitions de plus en plus relevées. Cette tradition de courses nautiques s’est maintenue et les Tabarly, Poupon et autres de Kersauzon ont souvent arpenté ses pontons. La Trinité attire toujours les foules lors des grandes manifestations nautiques (Spi Ouest-France, Trophée des Multicoques, etc.) A visiter aussi, derrière le quai, les étroites rues pentues jusqu’à l’église.
● Carnac
A Carnac surtout, mais aussi à Plouharnel juste après, des milliers de pierres dressées se succèdent dans le plus grand site mégalithique du monde. Car si le Morbihan dans son ensemble recèle de multiples trésors du Néolithique, c’est bien ici, autour de Carnac, que leur concentration est la plus forte, la plus impressionnante aussi. Les mégalithes – des mots grecs « mega » (grand) et « lithos » (pierre) - sont ces monuments de pierre brute, de grandes dimensions, souvent alignés, parfois isolés. Vous trouverez ces alignements sur trois sites au nord de Carnac-ville, le long de la D196. L’afflux est tel que l’accès a été limité autour de ces « Grandes Pierres », hors saison touristique pour éviter que le tassement du sol par piétinement ne les déséquilibre.
Dolmens et menhirs
Le dolmen ressemble à une table de pierre. Il a une fonction funéraire, souvent recouvert d'un amas de terre, le « tumulus », ou de pierres sèches, le « cairn ». Un passage permettait d'accéder à la chambre mortuaire à travers le tumulus, reliant le monde des vivants et celui des morts. Le « menhir », c'est la « pierre dressée », debout. Soit il figure une divinité, soit il est l'expression d'un culte de la fécondité. Certains les considèrent comme une « borne » délimitant un territoire ou jalonnant un itinéraire.